Le sparadrap : l’arme fatale pour Nick Symmonds et l’agence HDC

On vous en parlait en janvier dernier, l’athlète Nick Symmonds lançait une initiative osée en mettant aux enchères sur eBay son épaule gauche afin de proposer à un sponsor de s’y afficher sous la forme d’un tatouage temporaire.

C’est l’agence de pub Hanson Dodge Creative (HDC), basée à Milwaukee, qui avait remporté la mise pour la modique somme de 11 100 dollars. Alors que sur des précédentes compétitions le coureur a pu arboré fièrement le compte Twitter de HDC, il n’en sera pas de même sur les pistes londoniennes.

A une semaine jour pour jour de la cérémonie d’ouverture des JO de Londres 2012, Sebastian Coe n’a pas oublié de remettre les pendules à l’heure.

Au cours d’une interview accordée à la BBC, le « big boss » du comité d’organisation des Jeux Olympiques a annoncé qu’« on ne pourrait probablement pas rentrer dans le site olympique avec des T-shirt Pepsi parce que Coca-Cola est l’un de nos sponsors et qu’ils ont mis des millions de livres dans ce projet. (…) C’est important de protéger les sponsors, parce que c’est en grande partie eux qui payent les Jeux. » Si même les spectateurs ne pourront pas s’habiller comme ils l’entendent, imaginez bien que notre fameux Nick va devoir cacher son tatouage comme il a déjà dû le faire à quelques reprises.

Mais le fait est, qu’en cachant ce tatouage, il ne s’en retrouve que plus voyant et attise ainsi la curiosité des journalistes et spectateurs ! Les Jeux n’ont pas encore commencés que beaucoup de médias étrangers et notamment américains se sont emparés de l’affaire du sparadrap. L’agence HDC peut se réjouir de cette opération et de ce coup médiatique à moindre coup. Ou comment communiquer légalement autour des Jeux Olympiques sans être partenaires officiels ! Prenez-en de la graine, amies les marques…