Interview : Frédéric Cozic, Responsable Digital de l’Olympique de Marseille

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La semaine dernière, l’Olympique de Marseille est devenu le premier club européen à être présent sur Apple Watch, la nouvelle montre connectée disponible depuis vendredi dernier.

L’occasion de poser quelques questions à Frédéric Cozic, Responsable Digital de l’Olympique de Marseille.

 

SportBuzzBusiness.fr Quel est votre rôle en tant que responsable digital de l’OM ?
Frédéric Cozic : Je suis rattaché au média de l’OM et je travaille sur le développement des différents canaux digitaux du club, à savoir le site internet officiel, les applications et les réseaux sociaux. Je travaille en étroite collaboration avec la rédaction média qui crée et publie le contenu et le service presse qui fait le relai entre le sportif et les médias. En terme d’équipe, j’ai un webmaster chef de projet, une graphiste et un community manager.

SBB : Sur quelles plateformes sociales le club de l’OM est-il présent ?
FC : L’OM est présent sur les plateformes les plus populaires comme Facebook, Twitter, Instagram, Google+, Vine mais aussi sur celles qui commencent à l’être comme Yo, Periscope et d’autres applications plus émergentes. L’objectif est d’aller chercher les gens là où ils pourraient être à terme.

SBB : Jeudi, l’OM a présenté sa nouvelle application iOS compatible sur Apple Watch ? Etait-ce important d’être le premier club européen à le faire ?
FC : Nous avons des supporters très connectés avec le club et qui suivent de près son actualité. Nous avons un pôle média important qui propose beaucoup de contenus. Lorsque l’on voit qu’une marque comme Apple lance une nouvelle manière de consommer et d’être notifié de certaines choses, on se dit que c’est un important d’être présent dès le début, montrer que le club n’oublie personne et au contraire essaie de se mettre là où il est intéressant d’être pour les supporters.

SBB : Depuis combien de temps le projet OM / Apple Watch est en cours ?
FC : L’Apple Watch a été annoncée en septembre si je ne me trompe pas. A partir de novembre, les développeurs avaient accès au SDK watchkit qui permet de voir exactement ce que l’on peut faire et ne pas faire. Nous avons travaillé avec High connection sur le développement de cette appli, une agence située à Aix qui nous accompagne depuis quelques années, ils sont demandeurs de ce type de projet. Dès le mois d’octobre, nous avons discuté des possibilités d’une version compatible Apple Watch. Fin janvier, on a décidé de lancer une première application. En soit, ce ne sont pas des applications dédiées mais des écrans déportés de l’iPhone pour les applications tierces développées par des développeurs externes à Apple. L’univers des possibilités est encore restreint. Dans la création des interfaces, on est encore limité. Le développement de notre projet s’est poursuivi sur février/mars. Apple a ouvert les soumissions des applis Apple Watch le 1er avril. Nous avons envoyé notre proposition la semaine d’après qui a été retoquée. Personne n’avait l’Apple Watch pour tester le rendu final. Apple propose un émulateur dans ses outils de développement. C’est toute la particularité de travailler sur un produit que vous n’avez pas. C’est compliqué car sur un émulateur tout va vite. On ne sait pas le rendu que ca va avoir sur l’objet.. Entre le 10 et le 20 avril, il y a eu pas mal d’échanges avec les équipes techniques d’Apple avec la contrainte du décalage horaire. Finalement, nous avons renvoyé une nouvelle version en début de semaine dernière qui a été validée de manière inespérée jeudi, la veille de la sortie de la watch.

SBB : Ressentez-vous un intérêt grandissant des sponsors de l’OM envers les plateformes digitales du club ?
FC : Ca fait un an et demi que je suis arrivé au club et un grand boulot avait déjà été fait sur le digital. Les partenaires ont tous dans leur contrat de partenariat une section rapportée au digital, plus ou moins grande en fonction du type de partenariat. Avec le recul, c’est clair que les choses ont énormément augmenté. Les sponsors sont de plus en plus demandeurs mais ça dépend de la typologie des partenaires. Il y a des partenaires qui sont moins présents sur le digital et qui ont donc moins d’intérêt à aller toucher notre communauté. Nous avons 4 millions de Fans sur Facebook. En terme d’exposition et de réactivité de notre communauté, c’est intéressant, on peut toucher rapidement beaucoup de monde avec des activations assez simples. C’est aussi pour cela que nous avons un CM dédié qui, en plus de suivre l’équipe première toute la semaine, travaille avec les partenaires pour essayer d’intégrer leurs campagnes de la manière la plus intelligente, en ligne avec notre charte éditoriale. Nous travaillons main dans la main avec eux pour essayer d’éditorialiser le contenu et qu’il s’intégre le plus naturellement possible. C’est du win-win, ça nous fait du contenu exclusif et le partenaire touche beaucoup de gens.

SBB : Que pensez-vous de la course aux fans, aux nombre de likes, nombre de retweets… sur les réseaux sociaux ?
FC :
En soit le nombre n’a pas de valeur. Une marque comme l’OM a une telle aura et notoriété que, quelque part, si nous ne faisions rien, nous aurions des fans car les supporters sont des amoureux du club. Là où c’est intéressant, c’est lorque l’on arrive à engager les personnes afin d’avoir une interaction. Je préfère avoir un million de personnes en moins mais que toutes les personnes qui se déclarent comme aimant le club OM intéragissent, partagent des choses, donnent leur avis et likent des choses plutôt que d’avoir 18 millions de fans et 17 millions de dormants.

SBB Quelles sont les records d’interactions des posts Facebook et Twitter de l’OM ?
FC :
En général, les victoires et les anniversaires marchent bien. Mais le message qui a explosé le record est celui du tifo fait par nos supporters lors du dernier classico contre le PSG. J’étais en tribune presse, on a fait une photo panoramique et on l’a posté dans les 5 minutes qui ont suivi le début du match. Le lendemain matin, il y avait plus de 100 000 likes, je ne suis pas retourné voir depuis mais le chiffre a dû augmenter… (110 000 likes aujourd’hui). Nous mettons en avant nos supporters et ils nous le rendent en likant ces contenus là, c’est ça qui est sympa.

tifo OM PSG 2015 nouveau stade vélodrome photo panoramique

SBB : Votre approche est-elle différente en fonction du réseau social ?
FC : Editorialement parlant, ce n’est pas la même manière de mettre les contenus en avant même si il y a des contenus qui vont se recouper. Ces derniers ne seront jamais présentés avec la même accroche, le même visuel, on va essayer de s’adapter au medium et à la manière dont les gens l’utilisent. Sur Twitter, la timeline est mise à jour en permanence sans algorithme de mise en avant de contenu par rapport à d’autres. Un tweet posté va avoir une durée de vie de 30 minutes à une heure maxixum si la personne ne suit pas beaucoup de gens sur son compte. On peut donc se permettre de tweeter beaucoup plus. A l’inverse, Facebook a tendance à diluer le volume de gens qui voient nos posts en fonction du volume de posts qui sont faits, c’est tout un algorithme… du coup nous sommes beaucoup plus sélectifs pour ne publier que 4 à 5 fois par jour à des heures espacées. Sur Instagram, on va publier des images exclusives, des coulisses, des images du jour qu’on ne retrouvera pas ailleurs même sur le site officiel. Avec Vine, on essaie de montrer la même chose, à savoir de la coulisse mais en 6 secondes de vidéo, le propre de ce média.

SBB : Que pensez-vous de l’application de livestreaming vidéo Periscope ?
FC : Nous avons fait quelques essais. Nous allons essayer de proposer des lives assez courts comme filmer un entraînement ouvert au public afin de montrer ce que voit un supporter sur place. Il faut garder en tête que les supporters de l’OM n’habitent pas tous à Marseille et à côté de la Commanderie, ils sont en France et aux quatre coins du monde. Les soirs de match, on essaie également de montrer des images que voit le supporter au stade aux autres fans qui ne peuvent pas être là. On me demande souvent pourquoi on ne filme pas les soirs de match comme le banc des remplaçants etc… Tout ça est encadré par les droits d’images et diffuseurs, on ne peut pas faire tout et n’importe quoi avec la vidéo, de la même manière qu’on ne diffuse pas les buts sur nos médias sociaux en live puisque ce n’est pas légal. Il faut rester dans le cadre mais Periscope ouvre d’autres usages et d’autres manières de communiquer. Là encore, on ne vas pas simplement reprendre une vidéo Vine et la poster sur Périscope c’est pas pour ça que ca été créer donc c’est pas comme ça que l’on utilisera.

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