Interview – Remi Reverchon, journaliste beIN SPORTS : « La Jordan 11, c’est ma paire culte ! »

Remi Reverchon (Credit : PANORAMIC)

 

À quelques jours de la reprise de la saison 2023-2024 de NBA, le journaliste de beIN SPORTS Remi Reverchon nous a accordé une interview dans laquelle il nous retrace son parcours professionnel, son amour pour la NBA et les sneakers.

Il est 12h et la présentation de la 12ème saison de NBA sur beIN SPORTS vient de se terminer. Du haut de son mètre 94, Rémi Reverchon s’installe avec le sourire. L’ancien basketteur de Nationale 2 l’a répété pendant le petit-déjeuner, il est excité à l’approche de cette nouvelle saison.

« J’ai besoin de faire plein de choses en dehors de mon travail »

Sport Buzz Business : Vous êtes sur beIN SPORTS depuis les débuts de la chaîne en 2012, parlez-nous de votre parcours… 

Remi Reverchon : J’ai commencé à travailler en 2006 après un diplôme en journalisme. J’ai fini mes études dans une fac dans le Colorado aux États-Unis. Je suis rentré en France et j’ai travaillé à la pige pour plusieurs rédactions à L’Équipe TV à l’époque, à Eurosport et à BFM TV. Après 3 ans, j’ai décidé de vivre mon rêve qui était de partir travailler aux États-Unis donc je suis parti m’installer à Los Angeles en tant que journaliste indépendant. Je suis devenu correspondant de plusieurs médias. J’ai bossé pour Canal+ où je couvrais la NBA, je bossais pour BFM TV dont j’étais le correspondant sur la côte Ouest. J’ai fait ça pendant 3 ans, un rêve d’enfant ! J’allais voir les Lakers tous les deux jours, j’habitais à Los Angeles au bord de la plage, c’était incroyable. Professionnellement très cool.

Et puis arrive l’année 2012, je reçois un coup de fil de Charles Biétry qui monte la rédaction de ce qui à l’époque s’appelle « Al Jazeera Sport » avant de devenir beIN SPORT. Il me dit qu’il a entendu parler de mon profil et qu’il cherche des jeunes qui parlent anglais, polyvalent. « Si tu es prêt à rentrer en France, il y a un poste pour toi » me dit-il. J’ai sauté sur l’occasion et depuis 2012 je suis à beIN et je couvre la NBA en particulier.

SBB : Dans votre métier aujourd’hui, ou prenez-vous le plus de plaisir ? Commenter les matchs, présenter des émissions, faire des interviews ? 

R.R : J’ai la chance de faire un peu tout. Je présente les émissions à longueur d’année, le SNL le dimanche soir, NBA Extra dans la semaine, mais j’ai aussi la chance d’aller sur place pour les gros événements. Je vais au All Star Game chaque année, je vais aux finales NBA… sur place, j’ai ce contact avec les joueurs qui est incroyable. Je me demande si ce n’est pas mes deux parties préférées du travail. L’antenne, c’est-à-dire présenter les émissions, et pouvoir discuter avec les joueurs. J’ai une chance folle. Avant la saison, j’ai pu discuter avec Luka Doncic qui est un des joueurs NBA les plus forts, j’ai pu interviewer dans ma carrière Kobe Bryant, Lebron James, Tony Parker… Tous les plus grands. Victor Wembanyama aussi. Cette partie là est quand même hyper gratifiante parce que ces joueurs sont tellement rompus à l’exercice de l’interview en NBA, quand on se creuse un peu la tête et qu’on trouve des questions qui les sortent de leur confort habituel, tu te rends compte que tu peux toujours avoir un moment cool avec eux.

« Il y en a des maillots moches en NBA… »

SBB : Quelle publicité « NBA » et basket préférez-vous ? 

R.R : C’est difficile, il y en a pleins que je trouve cool. Je suis un dingue de télé et notamment de la chaîne ESPN aux États-Unis. Leur slogan c’était « This Is Sport Center ». « Sport Center » c’est leur journal d’infos qui fait partie des piliers de la chaîne. Il y a quelques années, ils ont fait une campagne avec des joueurs qu’ils mettaient dans des situations improbables. J’ai le souvenir d’une publicité avec Lebron James,  surnommé « The King » en NBA, qui arrive à la rédac. À son bureau, il a une petite chaise, il s’assit dessus… tu sens qu’il est mal à l’aise, il ne comprend pas. Il se lève et va au bureau à côté et il tombe sur l’un des présentateurs phare de la chaîne qui est assis sur un immense trône et lui dit « Stew, c’est toi qui a pris mon trône ? » et il répond « Non Lebron, je ne comprends pas de quoi tu parles. » Ça, c’est une pub qui m’a marqué !

SBB : Pour vous, quels sont les plus beaux maillots de la NBA ? 

R.R : Bonne question ! Je trouve que le Miami Heat a historiquement de très beaux maillots, les classiques blancs ou rouges. Moi, amoureux des Lakers, j’aime beaucoup le traditionnel « Purple and Gold » historiquement le numéro 8 ou 24 de Kobe. Ça faisait partie des plus beaux. Cette année, j’ai vu qu’il commençait à « leaker » les « City Edition », les maillots liés à la culture de la ville et j’aime beaucoup celui de Denver. J’ai une attache particulière à Denver parce que j’y ai fait mes études. Denver est surnommé « The mile high city », « la ville a un mile d’altitude » parce que c’est à 1 600 mètres d’altitude. Ils ont ce maillot « City Edition » aux couleurs arc-en-ciel qui sont le drapeau de la ville, avec la « sky line » de la ville dessus et les montagnes derrières que je trouve magnifique.

SBB : Et les plus moches ? 

R.R : Il y en a des maillots moches en NBA… Je n’aime pas du tout les nouvelles couleurs des Minnesota Timberwolves, qui ont une espèce de jaune fluo… Je ne comprends pas cette idée-là. Portland, qui a sorti un maillot « City Edtion » avec un bleu ciel qui ne fais pas du tout partie des couleurs de la franchise qui sont rouge et noir traditionnellement. Quel maillot je n’aime pas ? Washington. Alors je comprends l’idée mais leur maillot « City Edition » est rose en fait référence à la floraison des jasmins qui a lieu en avril à Washington où il y a des couleurs roses aux bords de la rivière. C’est magnifique, mais leur maillot rose est immonde !

« La Jordan 11, c’est ma paire culte ! »

SBB : Une paire de chaussures qui vous a marqué dans l’histoire de la NBA ? 

R.R : Oui ! Je suis un amoureux de sneakers. J’ai une collection indécente pour laquelle ma mère me conspue. Elle trouve que je dépense beaucoup trop d’argent. Ma chaussure ultime, c’est la Jordan 11. Elle est sortie il y a longtemps, en 1995, quand Michael Jordan sort de sa retraite et que Nike décide de marquer le coup. C’est celle qui a la petite bande en cuir, la « leather patent »., cette espèce de cuir qui fait le tour de la chaussure. J’en suis amoureux, j’ai une dizaine, en haute et en basse. La Jordan 11, c’est ma paire culte !

SBB : Vous avez sorti un livre il n’y a pas longtemps, est-ce que l’entrepreneuriat vous intéresse, avez-vous d’autres projets à l’avenir ? 

R.R : J’ai la chance avec mon travail de toucher à pas mal de choses en dehors de beIN SPORTS. Oui, l’écriture de bouquin est quelque chose dans lequel je me suis épanoui. J’en ai même écrit deux, « Road Trip NBA » et « Le Guide USA » qui est un guide de voyage aux États-Unis. À côté de ça, j’ai pas mal de collaborations. Je bosse avec NBA 2K, Winamax pour qui j’anime une émission aussi. Je donne des cours en école de journalisme. J’ai toujours eu besoin de m’accomplir dans d’autres trucs à côté et je suis complètement ouvert à tout type de projets dans lesquels je pourrai me sentir impliqué parce que j’ai besoin de ça. J’ai besoin de faire plein de choses en dehors de mon travail.

« Si tu veux réussir dans ce milieu, c’est comme dans le sport, il faut être un « killer », il faut être meilleur que le voisin »

SBB : Quels conseils donnez-vous aux jeunes journalistes ?

R.R : Être un « killer » ! Le problème du journalisme sportif, c’est que c’est un milieu qui fait rêver mais il y a très peu d’élus. Je le conçois, j’ai un job de rêve, je m’en rends compte, j’ai la chance de parler de basket tous les jours à l’antenne. C’est chanmé ! Je le vois en donnant mes cours en école de journalisme… Si tu veux réussir dans ce milieu, c’est comme dans le sport, il faut être un « killer », il faut être meilleur que le voisin. Taffer, bosser son domaine, lire tout ce que tu peux sur ton domaine, essayer d’en apprendre constamment, accepter la critique. Moi, je vois une carrière de journalisme comme une carrière dans le sport, quand tu arrives en NBA, que tu es « rookie », très bien, félicitations mais ta carrière n’est pas faite. Va falloir que tu gagnes ton temps de jeu et dans le journalisme, c’est pareil !

 

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