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Koacher est une plateforme qui permet de réserver des activités sportives dans plus de 35 disciplines et qui compte plus de 200 000 utilisateurs. Hugo Monnet, CEO et cofondateur, dévoile à Sport Buzz Business les contours de cette entreprise qu’il présente comme le Doctolib des activités sportives et bien-être.
Sport Buzz Business : Pouvez-vous présenter votre parcours professionnel avant le lancement de Koacher ?
Hugo Monnet : Je suis issu du monde de la finance, de l’entrepreneuriat et de l’immobilier. J’ai fait de la finance de marché, de la banque privée et de la finance d’entreprise, notamment en M&A, ce qui m’a permis d’avoir les bonnes bases et les bons réflexes pour monter Koacher que j’ai fondé fin 2023 avec deux associés. Clara Pichon s’occupe de l’image de marque et des partenariats, Grégoire Chavanel est responsable produit et marketing, et moi je suis CEO. Nous sommes basés à Lyon.
SBB : Pouvez-vous présenter Koacher et sa proposition de valeur ?
H.M. : Koacher, c’est un peu le Doctolib des activités sportives. L’idée est de permettre à chacun de réserver facilement tout type d’activité sportive ou de bien-être, où il veut, quand il veut, avec les meilleurs professionnels. Nous couvrons plus de 35 sports et disciplines bien-être, avec des formats variés : coaching privé ou collectif, en entreprise, en salle, à domicile, en extérieur ou même en visio.
En parallèle de la plateforme, nous organisons aussi des événements pour fédérer notre communauté : séance de pilates, escalade sur un mur de glace, stage de triathlon… L’objectif est de remettre l’humain et le sport au centre, en créant du lien au-delà du digital.
« Nous couvrons plus de 35 sports et disciplines bien-être »
SBB : Quels sports adressez-vous et combien d’utilisateurs compte Koacher ?
H.M. : Koacher rassemble plus de 200 000 utilisateurs en France. Nous proposons plus de 2 000 activités sportives et animations, en nous concentrant sur les sports les plus en vogue : fitness, pilates, yoga, padel, Hyrox… Nos utilisateurs sont répartis partout en France, avec une concentration particulière sur trois zones où nous avons structuré notre offre commerciale : la Côte d’Azur, la région lyonnaise et l’Île-de-France. A terme, nous avons l’ambition de nous développer à l’international, avec une première expansion prévue en Europe d’ici la fin de l’année.
SBB : La solution est-elle uniquement adressée en BtoC ou existe-il une offre pour les professionnels ?
H.M. : Nous avons également une offre BtoB qui repose sur une approche directe et une approche indirecte. En direct, les entreprises peuvent faire appel à un coach pour organiser des séances en interne, ou offrir des tickets cadeaux à leurs collaborateurs. En indirect, nous travaillons avec des plateformes CSE, ce qui permet aux salariés d’accéder à Koacher, également via des tickets cadeaux.

SBB : Combien de collaborateurs composent l’équipe ?
H.M. : Nous sommes 11 au total, en comptant les trois associés.
SBB : Quel est le business model de Koacher ? Comment la plateforme génère des revenus ?
H.M. : Notre business model est similaire à celui de Doctolib. Nous fonctionnons avec un abonnement destiné aux professionnels qui proposent leurs activités sur la plateforme. Pour les utilisateurs, l’accès à Koacher est gratuit. Nous avons également une dimension BtoB, avec notamment des partenariats avec des entreprises et des plateformes CSE. Cette partie a été lancée plus récemment, en début d’année, mais elle est appelée à se développer fortement et à prendre une place de plus en plus importante à l’avenir, même si le BtoC reste aujourd’hui majoritaire.
« Le BtoB va prendre une place de plus en plus importante dans notre busines model »
SBB : Le fait d’avoir fédéré une communauté pourrait-il ouvrir la voie à une nouvelle source de revenus via des activations marketing ?
H.M. : Tout à fait ! On y réfléchit. On pourrait, par exemple, imaginer des événements organisés avec des marques partenaires.
SBB : Quels sont vos principaux concurrents ? Comment Koacher se distingue des autres acteurs présents sur le marché ?
H.M. : Nos deux principaux concurrents sont ClassPass et Egym. ClassPass propose une offre assez proche de la nôtre, mais avec un positionnement différent, basé sur un abonnement utilisateur, tandis que Egym est davantage centré sur le BtoB.
SBB : Est-ce que Koacher est rentable ?
H.M. : Nous espérons atteindre la rentabilité d’ici l’année prochaine.
SBB : Avez-vous finalisé une ou plusieurs levées de fonds depuis votre lancement ?
H.M. : Nous avons réalisé un premier tour de table auprès de proches, à hauteur de près de 500 000 euros. L’objectif est de conclure une levée de fonds plus importante d’ici la fin de l’année.
SBB : Dans le lancement de votre entreprise, avez-vous été soutenu par un incubateur, un accélérateur ou un réseau d’entrepreneurs ?
H.M. : Nous sommes actuellement accompagnés par l’accélérateur Le Local. Cela nous apporte à la fois du réseau et des opportunités de partenariats, mais aussi un cadre pour prendre du recul et structurer notre réflexion sur des sujets variés comme les RH ou le marketing. C’est particulièrement précieux quand on est entrepreneur et qu’on a la tête dans le guidon !
SBB : Quel est l’accomplissement dont vous êtes le plus fier depuis le lancement de Koacher ?
H.M. : Notre plus bel accomplissement est d’avoir réussi à développer une multitude d’offres et, à notre échelle, de contribuer à l’essor du sport. Nous sommes aussi fiers d’avoir créé une véritable communauté de sportifs, que nous parvenons à fédérer à la fois via l’application et à travers les événements que nous organisons.
SBB : Comment imaginez-vous Koacher dans dix ans ?
H.M. : Koacher sera une application offrant une totale liberté sportive qui permettra à chacun de faire du sport où il veut, quand il veut, sans engagement ni abonnement. L’ambition est de devenir une référence, avec une notoriété comparable à celle de Doctolib aujourd’hui.
« L’ambition est de devenir une référence, avec une notoriété comparable à celle de Doctolib aujourd’hui »
SBB : Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur souhaitant se lancer dans la sportech ?
H.M. : Ne pas hésiter à se lancer ! Le secteur du sport évolue très vite, donc il faut être capable de s’adapter en permanence et de suivre les tendances. C’est un domaine en plein développement, avec beaucoup d’opportunités, donc il ne faut pas rester en retrait.