Interview : Laurent de la Clergerie, PDG de LDLC

Laurent de la Clergerie, PDG de LDLC, entouré de Tony Parker, Président du club et Gaetan Muller, Président Délégué (crédit : LDLC ASVEL)

 

La semaine dernière, l’ASVEL Basket officialisait la signature d’un partenariat-titre avec LDLC. Un contrat de Naming de 10 ans qui donne naissance à un nouveau nom d’équipe rebaptisée « LDLC ASVEL ».

Plus que le nouveau nom, c’est évidemment le nouveau logo et les nouvelles couleurs du club (abandon du vert) qui ont suscité de nombreux commentaires de la part des supporters, fans de baskets et autres observateurs intéressés par la communication et le marketing.

Quel a été le rôle du sponsor LDLC dans la prise de décision et la création de la nouvelle identité visuelle de LDLC ASVEL ? Nous avons posé quelques questions à Laurent de la Clergerie, PDG et Fondateur du groupe high tech qui arbore ses initiales.

SportBuzzBusiness.fr : Que représente aujourd’hui LDLC ?
Laurent de la Clergerie : LDLC réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 500 millions d’euros, nous avons 1 000 salariés. D’ici la fin de l’année, nous aurons une quarantaine de points de vente en France. Cette semaine, nous avons ouvert une boutique à Barcelone et un site web sera bientôt proposé en Espagne.

SBB : LDLC est sponsor maillot de l’ASVEL depuis 2012. Que vous a apporté ce partenariat ?
LDLC : Nous avons débuté en 2012 effectivement, nous étions deux sur le maillot du club avant de devenir le sponsor principal en 2014. Nous avons pu développer notre notoriété sur Lyon et Villeurbanne, il n’y a aucun doute sur l’attrait en super local. Au départ, nous souhaitions nous associer à une équipe sportive de la région lyonnaise puisque notre siège est à Limonest. Je ne connaissais pas le basket, j’ai découvert un sport très sympa avec une ambiance familiale… C’était le sport où il fallait aller. Quand Tony Parker se rattache à l’histoire, ça donne encore plus envie de participer à l’aventure! Pour moi, c’est avant tout une rencontre d’hommes et d’entrepreneurs, j’adore ce qu’ils font. Au-delà de la logique financière, et je ne sais pas si j’aurai les retombées qui correspondent à notre investissement, ça me permet d’être dans la région et m’éclater avec des gens avec qui je passe de bons moments. Je ne suis que sponsor, pas actionnaire, mais je suis le projet avec eux, c’est génial.

« Pour moi, c’est avant tout une rencontre d’hommes et d’entrepreneurs, j’adore ce qu’ils font »

SBB : En devenant le partenaire-titre de l’ASVEL, est-ce un moyen pour vous de développer votre notoriété en Europe à travers l’Euroleague, avec des ambitions de développement en dehors des frontières ?
LDLC : Ca peut, mais dans un premier temps, nous souhaitons développer la notoriété en France. Pour le moment, nous avons eu un effet concret en local, à Villeurbanne et Lyon. LDLC sera la seule équipe française en Euroleague et nous espérons que la France et les fans seront derrière elle. L’écho sera peut-être moins local.

« Les graphistes ont eu des contraintes à respecter fournies par les dirigeants de l’ASVEL […] le « pas de vert » en faisait partie »

SBB : Un mot sur le changement de nom et la nouvelle identité visuelle du club. Comment s’est construit le nouveau logo LDLC ASVEL ?
LDLC : Au-delà du partenariat de Naming, nous souhaitons mutualiser nos compétences, voir ce que chacun peut apporter à l’autre. Les joueurs de l’ASVEL peuvent venir dans nos locaux pour parler sport à nos commerciaux, nous pouvons apporter des services au club… Nous avons également d’autres projets plus larges sur ce que nous pourrons faire, pas que le basket… Il faut que nous soyons créatifs. Il y a par exemple des choses communes, des échanges à envisager entre la Tony Parker Adequat Academy et notre école LDLC. Nous allons essayer de mettre en commun ce qu’on peut mettre en commun, au-delà du basket.

Pour le logo, nous avons demandé en interne si une création pouvait plaire et nous avons fait réfléchir les équipes sur le projet. L’idée était de travailler et s’amuser ensemble. 12 graphistes, tous rattachés à LDLC, ont proposé 35 créations différentes de logo. A partir de là, on a discuté avec Tony pour voir lequel on allait retenir… Les graphistes ont eu des contraintes à respecter fournies par les dirigeants de l’ASVEL comme la notion du 4, des lettres… Le « pas de vert » en faisait partie, ce n’est pas de nous, le brief était le leur.

« Les couleurs que souhaitaient les dirigeants étaient le noir et blanc »

SBB : Les critiques ont été nombreuses concernant l’abandon du vert justement…
LDLC : Les réactions me gênent car c’est LDLC qui se fait allumer… alors qu’en fait… Il y a des discussions en cours entre le club, les supporters, la Mairie… Le club essaie d’éteindre le feu représenté par les « super-fans ». Après, j’ai lâché une phrase maladroite sur le vert lors de la conférence de presse qui n’est pas fun, je n’aurais  jamais du dire ça… j’ai dit que le vert ne faisait pas rêver, mais c’était d’un point de vue marketing… On ne s’habille pas en vert. Mais évidemment qu’une équipe peut gagner en vert, il n’y a pas de soucis, mais je n’achèterai pas leur maillot (rires).

SBB : Le club peut-il faire machine arrière sur son logo ?
LDLC : Je n’ai pas la main dessus, mais je ne pense pas. La réalité c’est que les couleurs de notre groupe LDLC sont le noir et blanc, les couleurs que souhaitaient les dirigeants étaient le noir et le blanc… Le choix de l’ASVEL allait bien avec les couleurs de LDLC et nous sommes tombés d’accord, ce n’est pas que ma décision.

« 12 graphistes, tous rattachés à LDLC, ont proposé 35 créations différentes de logo »

SBB : Quelles activations spécifiques allez-vous proposer dans le cadre de ce nouveau contrat ?
LDLC : Dans la salle, on va rester sur les animations déjà existantes… A côté, il y aura un jour, si le club a la renommée pour, une boutique LDLCL ASVEL dans Lyon. Nous pourrions également vendre des maillots dans nos propres boutiques quand le club aura une vrai empreinte nationale plus que Villeurbannais. Nous avons également le eSport basket dans un coin de notre tête.

SBB : Quelle valorisation média pouvez-vous espérer au travers de ce Naming ?
LDLC :
Ce n’est pas ce que je calcule mais sur l’annonce de la semaine dernière, on est sur quelques centaines de milliers d’euros, le vert a fait buzzer…

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