52 % des Français jugent les dépenses sportives trop cher

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Si le sport reste une part importante des dépenses de loisirs, le pouvoir d’achat des ménages se détériore et la consommation pourrait en pâtir. Pour plus de la moitié des Français, les dépenses sportives sont désormais jugées financièrement inaccessibles, souligne une étude.

Après les vacances, l’heure de la rentrée a sonné, et avec elle, celle de la reprise des activités sportives. Mais entre les licences, les chaussures, les vêtements et les frais de transport, la facture peut rapidement grimper. À l’heure où le pouvoir d’achat reste sous pression, le sport est-il encore accessible à tous ? Une étude menée par OpinionWay pour INTERSPORT montre en tout cas que le coût de la pratique constitue un frein de plus en plus difficile à surmonter pour les familles.

Pour près d’un Français sur deux (48 %), le pouvoir d’achat consacré au sport s’est dégradé en un an. Dans le même temps, 52 % estiment que les dépenses liées au sport ne sont plus financièrement accessibles, contre 46 % l’an passé. Entre des prix qui augmentent et des budgets qui se resserrent, la pratique sportive risque ainsi de devenir une variable d’ajustement pour les ménages.

37 % des Français estiment que le sport n’est pas accessible à tous

Près de sept familles sur dix doivent faire des arbitrages budgétaires pour permettre à leurs enfants de pratiquer un sport. Une contrainte qui se reflète dans les dépenses : pour deux familles sur trois, le budget consacré au sport reste compris entre 100 et moins de 500 euros. Les licences (53 %) constituent le premier poste de dépense, suivies des vêtements (51 %) et des chaussures (50 %).

« Le coût est désormais le premier frein à la pratique sportive pour 46 % des Français, très loin devant le manque de temps (27 %), le manque d’offres (16 %) ou d’infrastructures (11 %) », relève l’étude.

Fragilisés par un pouvoir d’achat qui n’augmente plus, les Français adaptent leur consommation, alors même qu’ils sont toujours plus nombreux à pratiquer une activité sportive et à détenir une licence. Ainsi, 88 % des familles prévoient malgré tout une rentrée sportive cette année. Pour limiter la facture, les habitudes évoluent : le marché de la seconde main s’installe notamment dans les pratiques, avec 28 % des familles qui déclarent acheter du matériel d’occasion. D’autres privilégient l’emprunt, choisi par 15 % des familles pour certains équipements.

Faire baisser les prix, une priorité pour Intersport

Face à ce constat, les enseignes doivent se montrer plus compétitives pour éviter que le sport ne devienne une dépense sacrifiable. Les consommateurs attendent davantage de promotions et se tournent vers des marques moins coûteuses, aussi bien en ligne qu’en magasin. Un positionnement stratégique adopté par Intersport.

« Les résultats de cette étude nous interpellent collectivement. Ils montrent que, pour de nombreux Français, pratiquer un sport devient un arbitrage budgétaire », déplore Gérard Leclerc, président d’INTERSPORT France, Belgique, Espagne et Portugal.

Face à cette pression sur le budget des familles, Intersport entend « faire du sport un bien commun, et non un luxe ». Avec son programme « Engagés Sport », lancé en 2020 autour des enjeux d’accessibilité, de solidarité et de durabilité, l’enseigne met notamment en avant 1 000 produits à moins de 10 euros parmi ses marques propres. Elle propose également des offres réservées aux licenciés des fédérations et associations partenaires ainsi qu’aux pratiquants. Une manière de réduire le coût d’accès à la pratique et, en partie, de lever le frein financier.

« Notre ambition est simple : agir concrètement pour préserver le pouvoir d’achat sportif des Français, accompagner les clubs et les territoires, et permettre à chacun, quel que soit son budget, de continuer à pratiquer le sport qu’il aime. Parce que rendre le sport accessible n’est pas seulement notre métier, c’est aussi notre responsabilité », conclue Gérard Leclerc.

La rentrée sportive s’annonce donc sous le signe de l’adaptation, aussi bien pour les familles que pour les acteurs du secteur.

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