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SporTech 2026 : la filière française pèse 1,3 milliard d’euros et entre dans « l’ère de la preuve »

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La SporTech française poursuit sa structuration et revendique désormais un poids économique de 1,3 milliard d’euros. Réunis à STATION F à Paris, près de 300 décideurs du sport et de l’innovation ont assisté à la présentation de l’étude « Tendances de la SporTech 2026 », réalisée cette année avec PwC.

Pour établir cette photographie du secteur, 131 entreprises ont répondu à l’étude, complétée par 24 entretiens menés auprès de dirigeants et décideurs du sport ainsi que par les données de Motherbase.

389 startups et scaleups pour 6 500 emplois

L’écosystème français compte désormais 389 startups et scaleups représentant 6 500 emplois. En 2025, 57 % des entreprises ont recruté, soit six points de plus qu’un an auparavant.

Des indicateurs qui témoignent de la structuration progressive d’un secteur dont les ambitions avaient déjà été détaillées à Sport Buzz Business par Sébastien Béquart, alors président de la SporTech.

Cette croissance se traduit également par l’émergence de sociétés capables d’atteindre une taille significative. Bsport, l’une des réussites de la SporTech française, revendiquait par exemple 12 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025.

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80 millions d’euros levés en 2025

Sur le front du financement, 80 millions d’euros ont été levés par les entreprises françaises de la SporTech en 2025. Un montant qui permet à la France d’occuper la troisième place européenne, derrière le Royaume-Uni et la Finlande.

L’accès aux capitaux reste néanmoins l’un des principaux défis de la filière. 53 % des entreprises interrogées sont à la recherche de financements, mais seulement 17 % sont parvenues à réaliser une levée de fonds.

Un enjeu auquel tentent également de répondre les dispositifs d’accompagnement. En juin dernier, Bpifrance lançait notamment la deuxième promotion de son Accélérateur Sportech, avec 25 entreprises sélectionnées pour un programme de douze mois.

L’intelligence artificielle s’impose dans la SporTech

Autre enseignement majeur de l’étude : 88 % des startups de la SporTech utilisent désormais l’intelligence artificielle, tandis que 18 % en font le cœur même de leur produit.

L’IA trouve déjà des applications dans la performance, la pratique sportive ou l’expérience fan. C’est notamment le cas d’Ochy, startup française qui utilise l’intelligence artificielle pour analyser la foulée des coureurs.

La SporTech a également remis au ministère des Sports le résultat de trois groupes de travail consacrés à l’IA. Plus de 120 contributeurs publics et privés ont participé à ces travaux. Parmi les solutions étudiées figurent un identifiant fan unique, l’extraction automatique de clips viraux, un assistant IA pour les associations sportives ou encore des outils permettant d’optimiser l’organisation des grands événements.

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Crédit : SporTech

Camille Amar et Christophe Carniel prennent les commandes

La soirée organisée à STATION F a enfin marqué un changement de gouvernance pour la SporTech. Après Sébastien Béquart, le Board élu pour la période 2026-2028 sera co-présidé par Camille Amar, CEO de Manita, et Christophe Carniel, CEO de VOGO.

Romain Lauvergnat (Stadium Go) devient vice-président, Perrine Chapot (Ochy) secrétaire générale et Pierre Husson (Rematch) trésorier.

Le nouveau Board entend désormais concentrer son action autour de quatre priorités : renforcer la représentativité du collectif, créer davantage d’opportunités pour ses membres, développer son influence et diversifier ses financements.

Avec désormais 200 entreprises membres, la SporTech veut ainsi franchir une nouvelle étape : transformer le dynamisme entrepreneurial observé ces dernières années en entreprises capables de grandir durablement en France et à l’international.

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