La marque française de nutrition sportive Isostar est toujours là. En 2027, elle fêtera même cinquantième anniversaire. En attendant, elle fait son retour sur les radars marketing avec une campagne autour du triathlon, un univers avec des pratiquants à conquérir.
Isostar traverse les époques et accompagne des générations de sportifs. Fondée en 1977, la marque a intégré le groupe français Nutrition & Santé en 1991. À Revel, où se trouve le siège, à une cinquantaine de kilomètres de Toulouse, on y fabrique certains produits. Une touche de « Made in France » qui ne constitue pourtant par « le premier argument marketing », précise Sonia Mesmes, la directrice marketing justement, qui gère aussi les marques Gerblé et Gerlinéa. « Les personnes qui viennent chercher Isostar nous connaissent pour notre historique et notre approche pionnière. Notre premier argument, c’est de prouver notre impact sur la performance du sportif, de les accompagner sur des challenges quotidien et la préservation de leur santé. Nous avons des chantiers importants sur la marque et le packaging mais qui verront le jour en 2027, pour les 50 ans. » En plus du marché français, numéro 1 en terme de chiffre d’affaires, Isostar bénéficie d’une « belle implantation et notoriété en Suisse et en Allemagne ».
100% triathlon
A l’approche de cet anniversaire, l’entreprise se remet en lumière. Oui, la marque est toujours solidement implantée dans les rayons nutrition des GMS ainsi que dans les enseignes d’articles de sport, chez Decathlon notamment, près des caisses, mais la concurrence n’est plus la même. D’autres acteurs ont émergé ces dernières années. Pas sur le même positionnement qu’Isostar, qui évolue uniquement sur des sports 100% outdoor et d’endurance, mais il faut bien se montrer. Selon une récente étude de l’ IFOP, 250 000 français participeraient chaque année à au moins une épreuve de triathlon. De quoi pousser le spécialiste de la nutrition à investir vers ces compétiteurs. « Nous avons un gros historique de sponsoring sportif avec le Tour de France et plus récemment la fédération française handisport (FFH). Avec le triathlon, on souhaite revenir dans une stratégie où on parle directement à nos consommateurs, ces fameuses communautés de running et de cyclisme », rappelle Mesmes. Pour Charlotte Riou, consultante auprès d’Isostar pour la stratégie de sponsoring, aucune urgence, le moment était simplement venu de se rapprocher du cœur de cible : « Isostar a toujours existé dans l’écosystème du sport. L’occupation du terrain est bien là. Le Tour de France, le Roc d’Azur, la FFH… ce sont des actions qui ont été portées haut et fort ces dix dernières années mais qui ont peut être été moins exposées que le stratégie qu’on est en train de travailler sur le triathlon. A un moment donné, une marque peut s’éloigner de ses consommateurs et a besoin d’aller leur reparler. La tendance actuelle des sports outdoor, c’est le triathlon. C‘est comme ça qu’on en est arrivé à cette recommandation. Si votre souhait, c’est de vous reconnecter avec votre cible, il est important d’aller sur des courses. »

6 mois pour devenir triathlète
Des athlètes-influenceurs amateurs, disposant d’une bonne communauté sur les réseaux sociaux, encadrés par des champions, avec l’objectif de participer à leur premier triathlon. Voilà pour le briefing de départ. Il fallait ensuite compléter le casting et le calendrier. Isostar a retenu Maxine Eouzan, ex-sportive de haut niveau, gagnante de Koh Lanta et speaker animatrice, elle s’essaiera à une distance olympique (1,5 kms de natation, 40 kms de cyclisme et 10 kms de course à pied), et Thomas Glavieux-Moreau, speaker animateur et créateur de contenus, tentera lui une distance half. Le binôme a été encadré et accompagné par Guillaume Lepors, coach de renom et fondateur de l’Académie de triathlon d’Apt, et un nutritionniste de la marque.
La première échéance est toute proche puisque c’est sur la BreathMan, au lac de Saint-Ferreol, juste à côte du siège de Sport & Nutrition, les 20 et 21 juin, que les nouveaux champions d’Isostar vont se tester. Depuis le début de l’année, Maxine et Thomas ont partagé leurs aventures sur les réseaux sociaux, ils cumulent plus de 120 000 abonnés sur Instagram. « On a fait le choix d’accompagner deux personnes complètement novices du triathlon. Et c’était important pour nous de montrer que la nutrition sportive joue un rôle quand on débute un sport et qu’on va commencer à se donner un peu plus avec de la récurrence, avec de l’investissement, avec la volonté d’un objectif, ne serait ce même que de finir son premier triathlon, sur une distance accessible pour tout le monde. Au travers de ces deux personnes, nous montrons que se mettre au triathlon, si on est bien accompagné avec de la nutrition sportive, avec un club ou avec un coach, c’est possible ! », raconte avec enthousiasme Charlotte Riou.

En plus des amateurs, Isostar soutient les talents de demain, comme Ambre Grasset et Tristan Douché, qui brillent dans la catégorie élite junior et qui participent aussi au défi. Cette activation a aussi une dimension humaine, Charlotte Riou insiste : « Il y a quelque chose qui s’est créée entre ces différents protagonistes qui est hyper intéressante parce qu’on a vraiment des personnes totalement amateurs qui sont confrontées à des personnes élites et futures pros du monde du triathlon. Ça les tire vers le haut. Et inversement, les autres, ça leur donne aussi une énergie, de l’humanité sur le projet, une authenticité qui est belle à voir. » Maxine et Thomas achèveront ce défi au mois de septembre à l’occasion du triathlon d’Evian.
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