« Je n’ai pas 560 000 euros sur mon compte en banque » : Luca Van Assche se confie sur la réalité économique du tennis

Dans le dernier numéro de son tableau de bord sur L’Équipe, le tennisman français Luca Van Assche évoque la nouvelle réalité économique à laquelle il fait face depuis qu’il est membre du Top 100 mondial, balayant au passage quelques clichés.

Il incarne, avec Arthur Fils, l’avenir du tennis français. Beaucoup d’espoirs sont placés en lui. « Lui », c’est Luca Van Assche, 19 ans et actuel 66ème joueur mondial.

Dans un journal de bord, qu’il tient pour le journal L’Équipe depuis le début de la saison, le natif de Woluwe-Saint-Lambert, en Belgique, évoque la réalité économique de son sport.

En préambule, Luca Van Assche explique que ces deux principales sources de revenus sont ses gains en tournoi et ses différents contrats de sponsoring « négociés par [s]on agent et qu'[il] valide » : Wilson, Renault et Le Coq sportif.

« Il y a des joueurs qui peuvent aussi jouer des exhibitions ou des matches par équipe en fin d’année, mais ce n’est pas mon cas », glisse-t-il.

« Tu ne touches pas la totalité du prize money qui est annoncé »

La pépite tricolore rappelle toutefois que le montant de ses gains en carrière inscrit sur son profil du site de l’ATP n’a rien à voir avec celui de son compte en banque.

« Concrètement, l’argent des tournois arrive via un virement sur ton compte. Mais tu ne touches pas la totalité du prize money qui est annoncé. Il y a des taxes qui sont déduites en fonction du pays où tu as joué le tournoi, ce sont déjà 20 à 30 % en moins environ, et, en France, tu payes aussi des impôts comme tout le monde. Les gens regardent sur le site de l’ATP Tour et s’imaginent que j’ai gagné tant. Là pour 2023, c’est précisé 560 811 euros de prize-money, je n’ai pas ça sur mon compte en banque. Et il faut aussi rappeler toutes les dépenses qu’une saison implique. Je paye mon entraîneur, mes voyages, les siens, son hôtel. »

« Alcaraz, il a 20 ans et il est déjà multimillionnaire »

Le jeune joueur évoque aussi son rapport à l’argent.« Je ne suis pas du genre à flamber » assure-t-il. « Je ne vais pas être hyper regardant et bien sûr que je peux m’acheter des choses sympas avec ce que je gagne. Mais dans mes valeurs, dans mon éducation, je n’ai pas été élevé à acheter les marques les plus chères ou ce genre de choses. Après, c’est sûr qu’on parle de sommes plutôt conséquentes qui concernent rarement des jeunes de 19 ans. Ça fait aussi partie de la vie d’un joueur de tennis. Si tu joues bien, tu peux être amené à gagner beaucoup d’argent rapidement. Alcaraz, il a 20 ans et il est déjà multimillionnaire. »

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