Dans les coulisses du derby Olympique Lyonnais – ASSE avec beIN SPORTS

Daniel Bravo et Christophe Josse (beIN SPORTS) au Groupama Stadium dimanche pour OL-ASSE. (Photo : SBB)

 

Match exceptionnel, dispositif exceptionnel ! Ce dimanche 25 février, nous nous sommes glissés dans les coulisses du derby « le plus chaud » de la Ligue 1 Conforama, Olympique Lyonnais – AS Saint-Etienne, diffusé pour la première fois sur beIN SPORTS.

La chaîne nous a ouvert les portes afin de découvrir comment les équipes ont préparé ce match à part. 

« Un derby, ça ne se joue pas, ça se gagne » disent certains mais ça se prépare aussi ! « Un dispositif premium a été mis en place pour ce derby avec 17 caméras, un standard imposé par la Ligue, qu’elle impose également à Canal + en fonction des types de production et des types de matchs » nous explique Florent Houzot, Directeur de la rédaction beIN SPORTS. « C’est un car AMP VISUAL TV qui va nous permettre de diffuser le signal, à la fois pour beIN mais aussi à l’international puisque les images vont être reprises dans 162 pays pour 44 diffuseurs différents (188 pays pour le Classico PSG – OM à titre de comparaison, ndlr).

« Montrer que la Ligue 1 est le produit principal de beIN SPORTS » Florent Houzot

Dimanche, beIN SPORTS a convié quelques médias locaux comme Lyon Capitale, Olympique et Lyonnais ou encore Le Dauphiné pour une action de Relations Presse. « L’enjeu pour nous sur ce match c’est notamment de montrer que nous avons aussi les gros matchs de Ligue 1 Conforama. Cet Olympique Lyonnais – ASSE est en direct et en exclusivité sur beIN SPORTS. C’est un match important en terme de notoriété, image et standing pour la chaîne tout comme d’avoir l’UEFA Champions League jusqu’à la fin de la saison et notamment le match retour PSG – Real Madrid. » ajoute Florent Houzot. « Nous avons la chance d’avoir régulièrement de très belles affiches le dimanche après-midi. Aujourd’hui, la Ligue 1 Conforama c’est 20 clubs diffusés sur beIN SPORTS. Nous voulons montrer que la Ligue 1 est le produit principal de beIN SPORTS, c’est tout les week-end, 7 matchs en direct, 3 en différés, jusqu’au moins 2020. »

Si beIN SPORTS a diffusé OL-ASSE, c’est avant tout « grâce » à Canal + qui a préféré passer outre ce deuxième opus du derby rhodanien de la saison 2018. « Habituellement Canal + le choisissait en début de saison comme un « Top Match ». Et comme ce n’est pas le cas, il s’est retrouvé dans la moulinette du calendrier en début de saison et il est tombé sur la même journée que le PSG – OM […] C’est les aléas du calendrier. Tant mieux pour nous » explique Florent Houzot

Avec la perte de l’UEFA Champions League et de la Ligue Europa au détriment de SFR Sport dès la saison prochaine, beIN SPORTS va devoir valoriser encore plus les différents droits actuels de son portefeuille. « La Ligue des champions, c’est seulement 10 semaines dans la saison » tente de rassurer le directeur de la rédaction qui s’interroge notamment sur l’accessibilité du futur diffuseur de la compétition aux grandes oreilles. « Il sera intéressant de voir si les autres distributeurs proposeront SFR…c’est la vrai question. Avec 350 millions dépensés, le but est évidemment d’engendrer des abonnés. » Un mauvais coup pour beIN SPORTS donc, surtout que la Ligue des Champions est génératrice d’abonnements. « D’une manière générale, nous avons passé le cap des 3,5 millions d’abonnés. Si Paris va plus loin en Champions League, on recrutera de nouveaux abonnés et nous avons très peu de désabonnement, de nombreux évènements se succèdent sur nos antennes avec des Euros, des Coupes du monde… »

Photo : SBB

OL-ASSE : Une équipe beIN SPORTS de choc au bord du terrain et en cabine

Margot Dumont, Sonny Anderson, Daniel Bravo, Christophe Josse et Florent Houzot (photo : SBB)

Les derbys, Sonny Anderson connaît ça très bien. L’ancien Lyonnais (1999-2003) est venu fouler la pelouse en compagnie de ses collègues de beIN SPORTS pour participer au duplex quelques minutes avant le match. Malgré son parti pris évident pour l’Olympique Lyonnais, le Brésilien tente de rester neutre : « On doit essayer de toujours être objectif et impartial, mais c’est vrai qu’il y a une grosse partie de coeur qui est polluante pour ce match. » 

Copyright : PANORAMIC/F.CHAMBERT

Consultant pour la chaîne depuis son lancement (2012), Sonny Anderson semble aujourd’hui épanoui dans son rôle chez beIN SPORTS. « On a la liberté de parler, de s’exprimer notamment au niveau technique, c’est ce qui me plaît. Analyser les dysfonctionnements d’un joueur, d’un effectif, d’un entraîneur tout en restant objectif. Les gens ont envie de savoir pourquoi certaines choses n’ont pas fonctionné et nous avons une totale liberté pour s’exprimer là-dessus. »

« Partisan pour le Paris Saint-Germain contre le Réal ? Ce sera le cas, je l’assume totalement […] Que ces gens-là m’insultent sur les réseaux sociaux, je trouve ça plutôt flatteur »  – Christophe Josse. 

Ce dimanche, c’est le duo Christophe Josse et Daniel Bravo qui officiait aux commentaires. À quelques minutes de prendre l’antenne, les deux hommes nous ont offert un peu de leur temps afin de répondre à nos questions. Interrogé sur les critiques subies sur la partialité du duo lors du huitième de finale aller d’UEFA Champions League qui opposait Real Madrid au Paris Saint-Germain, le 14 février dernier, Christophe Josse a répondu à ses détracteurs (audio disponible ci-dessous).

« En Ligue des Champions ou autre compétition européenne, quand il y a un club français impliqué, qu’il soit Paris, Marseille, Lyon, je suis partisan du club français. J’ai su aussi reconnaître la qualité du Real Madrid qui a honoré son statut de double champion d’Europe. Ce n’est pas parce qu’on est partisan qu’on ne doit pas reconnaître la valeur de l’adversaire. C’est ce que je crois avoir fait dans ce match là. Je l’assume volontiers, dans un match franco-étranger, je suis cocardier, il n’y a pas de débat là-dessus me concernant. Après que cela ne plaise pas à certains… Parce que maintenant en France la grande mode c’est s’inventer supporter du Real Madrid, d’Arsenal, de Manchester United, sauf que pour beaucoup c’est une façade et lorsqu’on gratte un peu le vernis… Donc que ces gens-là m’insultent sur les réseaux sociaux, je trouve ça plutôt flatteur »

« En France la grande mode c’est s’inventer supporter du Real Madrid, d’Arsenal, de Manchester United, sauf que pour beaucoup c’est une façade » – Christophe Josse

Photo : SBB

Si le derby est un match particulier, le journaliste arrivé chez beIN SPORTS en 2012 avoue ne pas vraiment faire la différence avec les rencontres habituelles : « Ce derby, je l’ai préparé comme les autres » ajoute Christophe Josse. « Encore une fois, c‘est un match et ce serait insultant pour les autres matchs de donner plus d’importance à celui-là. En revanche, effectivement, il faut s’imprégner d’une histoire et des évènements exceptionnels qui ont émaillé de ces matches qui ont un caractère particulier. On est plus dans l’anecdote, il y a des petites histoires qui ont fleuri au gré des derbys et il y a une grosse rivalité régionale. Les fiches sont les mêmes ! »

Photo : SBB

« Il faut accepter les qualités et les défauts de l’autre, bien se connaitre et s’apprécier » – Daniel Bravo.

Daniel Bravo, consultant beIN SPORTS depuis juin 2016 après son passage chez Canal +, nous a confié comment il vivait ses avant-matchs : « J’aime bien ce moment, on vient en bord de terrain, on rencontre des dirigeants, des connaissances… On essaie de savoir comment vont jouer les équipes… on prend la température ! »

L’ancien joueur du PSG (1989-1996) a aussi justifié ses prises de parole en direct. « Christophe gère plus la situation, il est plus expérimenté que moi c’est le le guide dans notre duo, je parle quand je le sens, des fois je me dis que je parle trop… (rires) mais chacun son style ! Si on a des choses dures à dire sur un joueur, j’essaie de mettre la forme, je l’ai vécu en tant que joueurs, les propos peuvent être blessants. Parfois, j’ai des propos qui ne sont pas agréables, je le sais, mais en tant que consultant je me dois de le dire et j’essaie de le faire avec beaucoup d’honnêteté, c’est ce que je pense réellement sans mauvaise foi. »

Copyright : PANORAMIC/F.CHAMBERT

Un duo que l’on retrouvera aux commentaires de nombreux matchs de la Coupe du Monde 2018 en Russie. « Nous ferons notamment les matchs de l’Equipe de France avec Christophe, au total je vais commenter 16 matchs » ajoute Daniel Bravo. « Ce sera ma première Coupe du Monde, je n’en ai pas joué en tant que joueur (rires). D’un manière générale, je suis très content, consultant est une prolongation du métier de joueur, c’est un autre rôle… Participer de cette façon au déroulement d’un match, je me régale ! Avoir ce programme, le PSG-Real Madrid à venir, la fin de la Ligue des Champions puis la Coupe du Monde 2018, c’est une fin de saison magique. »

Avec Josse-Bravo, beIN SPORTS semble avoir trouvé un duo de commentateurs qui fonctionne bien.« Nous sommes très souvent ensemble… Christophe a approuvé ma venue, on a travaillé à Canal+ ensemble, on s’entendait déjà bien. Il a vu d’un bon oeil ma venue, c’est comme un couple, il faut accepter les qualités et les défauts de l’autre, bien se connaitre et s’apprécier. »

Quelle plusvalue du journaliste bord terrain ?

Ce derby rhodanien n’est pas vraiment un match comme les autres pour Margot Dumont qui officie en bord de pelouse en Ligue 1 Conforama, Dominos Ligue 2 ou encore d’Europa League« Ce match est spécial pour moi car je suis de la région, je vais le vivre peut-être un peu plus intensément mais le résultat ne va pas m’importer » nous précise la journaliste qui – à 27 ans – a déjà joué les « pitch reporter » pour environ « 100 à 120 matchs de Ligue 1 et une bonne centaine en Ligue 2 » chez beIN SPORTS.

« Faire vivre aux téléspectateurs ce qu’on ne voit pas ni entend à la télévision »

« Mon rôle est de faire vivre aux téléspectateurs ce qu’on ne voit pas ni entend à la télévision. Ca peut être une attitude d’un entraîneur, un impact, quelque chose qui se passe en tribune…. À Troyes pour le match contre l’OL, un supporter s’est fait viré de la tribune car il avait un maillot de l’AS St-Etienne, ça n’a pas été filmé mais je l’ai rapporté » expliquait celle qui évolue également au Football Féminin d’Issy-les-Moulineaux (D2 Féminine).

Copyright : PANORAMIC/F.CHAMBERT

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Photo : SBB

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