Une étude de Kantar Media dresse le bilan publicitaire des Jeux Olympiques d’hiver 2026 pour France Télévisions.
Les Jeux olympiques d’hiver de 2026 viennent de se terminer et l’heure est au bilan. Du côté de la diffusion, France Télévisions a déployé un large dispositif, avec quinze heures de direct quotidiennes pendant 18 jours pour faire vivre la compétition. Une période de forte intensité médiatique qui a logiquement attiré les annonceurs. Dans son étude, Kantar Media a mesuré la pression publicitaire ainsi que les revenus générés durant cette quinzaine olympique.
Au total, 3 210 spots ont été diffusés pour 28,3 M€ bruts générés, soit une moyenne de 1,5 M€ par jour. Un montant très éloigné des Jeux olympiques d’été de 2024 (130,8 M€ investis), mais supérieur aux Jeux olympiques d’hiver de 2022, qui avaient avoisiné les 10 M€ de recettes nettes selon Les Echos.
Les performances quotidiennes apparaissent relativement homogènes : l’écart entre les journées reste limité, avec plusieurs d’entre elles au-delà des 1,7 M€ bruts. La journée du jeudi 19 février s’impose néanmoins comme la plus dynamique, portée notamment par le lancement du ski-alpinisme (format sprint), nouvelle discipline olympique, avec 1,954 M€ bruts investis.
Airbnb et Apple en tête
Parmi les annonceurs, Airbnb domine en valeur avec 2,923 M€ bruts investis pour 238 spots diffusés. En volume, c’est Apple qui se hisse en tête avec 247 spots, pour un total de 2,887 M€ bruts.

Le secteur automobile complète le podium élargi : Renault se classe troisième avec 2,471 M€ bruts et 198 spots, tandis que Alpine affiche 1,2 M€ investis pour 86 spots. L’étude souligne d’ailleurs que « le TOP 10 des annonceurs concentre à lui seul 47 % des investissements totaux et 35 % du volume de spots diffusés », confirmant une forte concentration des budgets.
Des formats premium pour émerger
Certaines prises de parole ont cherché à sortir du tunnel publicitaire par leur ambition créative. Renault et Alpine ont ainsi opté pour un format long de 60 secondes, positionné sur les écrans les plus premium de l’événement, pour un tarif unitaire de 108 K€ bruts. Une stratégie d’impact misant sur la puissance et la mémorisation.
Dans un registre plus émotionnel, Intermarché a diffusé à deux reprises son film « L’histoire d’un amour » en format 90 secondes, la durée la plus longue observée pendant la compétition. Une approche narrative qui privilégie la construction d’un récit et l’installation d’un territoire de marque dans le temps long comme ils en ont l’habitude depuis plusieurs années.