« Plus en adéquation » avec ses valeurs : Novak Djokovic quitte la PTPA, l’association de joueurs qu’il avait fondée

Capture d'écran Instagram/@djokernole

Novak Djokovic a annoncé, ce dimanche 4 janvier, son retrait total de la PTPA, l’association de joueurs qu’il avait cofondée en 2019. Le Serbe évoque un désaccord profond avec l’orientation actuelle de l’organisation.

C’est un séisme symbolique pour la gouvernance du tennis mondial. Novak Djokovic a annoncé ce dimanche son retrait « complet » de la Professional Tennis Players Association (PTPA), l’association des joueurs qu’il avait cofondée en 2019 avec Vasek Pospisil. Une rupture nette, assumée publiquement, qui marque la fin d’un projet dont il incarnait jusqu’ici le visage le plus puissant.

Dans un message publié sur X, le Serbe de 38 ans explique que son départ est motivé par un profond désaccord stratégique et éthique :

« Il est devenu évident que mes valeurs et mon approche ne sont plus en adéquation avec l’orientation actuelle de l’organisation. »

Pensée à l’origine comme une alternative aux structures historiques du tennis, la PTPA ambitionnait de renforcer le pouvoir des joueurs face aux instances dirigeantes. Une volonté qui s’est traduite, en mars 2025, par une offensive judiciaire spectaculaire contre l’ATP, la WTA, l’International Tennis Federation et l’International Tennis Integrity Agency, accusées de fonctionner comme un « cartel ». Une escalade juridique qui a profondément divisé le circuit.

Se concentrer sur « son tennis, sa famille »

Djokovic, sans renier la philosophie initiale du projet, prend aujourd’hui ses distances avec cette ligne dure.

« Je reste fier de la vision que Vasek et moi partagions lors de la fondation de la PTPA : offrir aux joueurs une voix plus forte et indépendante. Mais cette décision fait suite à des préoccupations persistantes concernant la transparence, la gouvernance et la manière dont ma voix et mon image ont été représentées ».

Désormais, le Serbe affirme vouloir se concentrer sur « son tennis, sa famille » et sur une contribution au sport « qui reflète ses principes et son intégrité ».

Au-delà du cas Djokovic, ce retrait fragilise la PTPA sur le plan politique et médiatique. Privée de son leader historique et de sa principale force d’attraction, l’association voit son poids symbolique s’éroder au moment même où le bras de fer avec les instances atteint son paroxysme. Un signal fort, qui illustre aussi les limites d’un contre-pouvoir encore jeune dans un écosystème du tennis profondément institutionnalisé.

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