Des contrats de droits à l’image liant Antoine Dupont et Anthony Jelonch à un sponsor du Stade Toulousain interrogent la LNR sur un possible contournement du salary cap, selon les informations du journal L’Equipe.
Le dossier fait ressurgir les fragilités du modèle économique du rugby français. Selon une enquête de L’Équipe, tombée lundi 10 février dans la soirée avec les effets du bombe, des contrats de droits à l’image conclus entre Antoine Dupont, Anthony Jelonch et un sponsor du Stade Toulousain seraient au cœur d’un montage jugé atypique.
Les contrats d’image suspects d’Antoine Dupont et Anthony Jelonch
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— L’Équipe (@lequipe) February 9, 2026
L’image des joueurs a-t-elle été exploitée ?
Les deux internationaux auraient signé des accords avec 3S-Alyzia, entreprise spécialisée dans les services aéroportuaires et partenaire du club. Problème : d’après le quotidien, l’image des joueurs n’aurait jamais été exploitée, malgré des montants conséquents versés. Antoine Dupont aurait ainsi perçu plus de 1,5 million d’euros au total, via sa société AD 9 Conseils (environ 200 000 € par saison), tandis qu’Anthony Jelonch aurait touché 170 000 euros.
Au-delà des sommes, c’est leur traitement comptable qui interroge. En Top 14, le salary cap ne se limite pas aux salaires : il inclut aussi les rémunérations versées par des partenaires à des joueurs. Or, le recours aux droits à l’image peut permettre de réduire les charges sociales pour le club et l’imposition pour les joueurs – tout en allégeant artificiellement la masse salariale déclarée.
Rémunérations non intégrées au salary cap
L’Équipe affirme également que certaines rémunérations liées au rôle d’ambassadeur d’Antoine Dupont pour Fiducial, autre sponsor du Stade Toulousain, n’auraient pas été intégrées au plafond salarial. Ce nouvel épisode intervient un an après l’affaire Melvyn Jaminet, qui avait déjà valu au club une contribution de 1,3 million d’euros à la Ligue nationale de rugby (LNR) et deux points de pénalité cette saison. Contacté, le Stade Toulousain n’avait pas réagi dans l’immédiat.
Pour la LNR, l’enjeu est clair : éviter que les contrats d’image ne deviennent un outil de contournement du salary cap, au risque de fragiliser l’équité sportive du championnat.
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