ASICS a connu une année 2025 record. L’équipementier a enregistré une progression de 18,4% de son chiffre d’affaires sur la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique). Des résultats portés notamment par le tennis, le running et le sportstyle, la division chaussures et habillement de la marque. Une dynamique qui devrait se poursuivre encore cette année.
Loïs Boisson, un contrat pluriannuel
Lundi 5 janvier 2026, 14h55. L’un des premiers communiqués « sport business » de l’année. ASICS frappe fort et annonce la signature de Loïs Boisson. Une histoire qui se poursuit puisque la joueuse était déjà équipée par la marque lors de sa demi-finale à Roland Garros puis à Hambourg pour le premier titre de sa carrière un mois plus tard. « C’est vrai qu’on lui fournissait les équipements sans forcément avoir un contrat ferme avec elle. On a travaillé avec elle sans forcément imaginer la tournure que prendraient les événements. L’opportunité est arrivée. Elle voulait rester avec nous, on voulait continuer d’avancer avec elle et c’est comme ça qu’on a réussi à concrétiser. En tant que sponsor et nous, à titre personnel, en tant que français, on aimerait que ça se passe bien pour elle sur la saison de terre battue », précise Cira Lô. Toujours embêtée par des pépins physiques, la joueuse n’a pas encore repris la compétition cette année.

Ne pas manquer l’explosion du Padel
ASICS n’oublie pas le Padel. Cira Lô organise aussi des activations pour cette nouvelle discipline en vogue : « Nous voulons devenir une référence en padel avec des sorties de produits dédiés, avec des partenariats, on essaie de monter des actions au niveau local et d’accompagner à la fois la pratique qui aujourd’hui est plutôt au niveau amateur. On suit aussi de près le fait que la fédération met en place désormais des structures de haut niveau et de formation des jeunes, je crois aux alentours de 13-14 ans. Dans ce contexte là, nous voulons essayer, tout comme sur le tennis, de développer une politique de sports marketing qui permettra aussi d’accompagner les champions de demain même si on a conscience que les deux sports ne sont pas au même niveau de maturité. »

Le trail réduit l’écart avec le running traditionnel
« Je pense que les plus grosses croissances se sont faites entre 2020 et 2024. Aujourd’hui, les gens connaissent, pratiquent de plus en plus. Il y a de plus en plus de ponts entre la course sur route et le trail. La course sur route reste majoritaire mais le trail, depuis deux ans, en termes de nombre de participants, n’a rien à lui envier et devient un vrai sport qui a son audience propre avec des stratégies de marque dédiées au trail, avec des athlètes de trail qui vont être aussi voire plus connus que ceux de la route. Il y a une attention médiatique de la part de médias qui, sans être spécialisés en running, parlent du trail comme ils se sont mis à parler de la route », explique Maxime Piednoir. ASICS possède un team d’athlètes composé notamment de Marie Goncalves, repérér à travers un programme de jeunes athlètes, et Benjamin Roubiolt, champion de France et du monde de trail.
Le responsable des activations marketing trail chez ASICS est lucide : « On le sait, pour être connu de tous dans le milieu du trail, il faut faire une performance sur l’UTMB. C’est assez difficile de faire sans. » Ca tombe bien, l’équipementier a fait coup double sur la dernière édition de cette épreuve reine avec deux athlètes sur les plus hautes marches du podium. « Tom Evans et Ben Dhiman ne sont pas français mais ils ont permis à la marque d’émerger. On peut faire plein de choses d’un point de vue marketing et quand il y a un athlète qui performe et qui gagne la course au final, on mesure l’impact autour de l’essentiel. Tout est remis au centre du sport. C’est ça qui est le plus évident. C’est aussi ce qu’on va essayer de faire en termes de marketing, c’est de rester authentique.«

ASICS SaintéLyon, le sponsoring d’une course mythique
Une émergence qui passe aussi par le naming d’épreuves comme l’historique SaintéLyon, doyenne des courses françaises, lancée en 1952. « C’est une des courses repères dans l’année. Elle a aussi l’avantaged’être un peu seule à ce moment (en novembre). Elle a une vraie spécificité. Elle a cette caractéristiquetrès hivernale, nocturne,qu’on ne va pas retrouver dans d’autres courses. Ce n’est pas comparable à l’audience et aux retombés de l’UTMBmais on voit que c’est un beau partenariat depuis 5 ans maintenant. Il y a un vrai travail de co-constructionavec les organisateurs de la coursepour la faire évoluer dans le bon sens, pas uniquement pour aller chercher plus de participantsmais chercher une belle expérience, chercher des valeurs,chercher de la qualité dans la course. C’est cequi séduit plein de trailers. La course est complète en quelques jours. Pour ASICS, ce sont de très bons signaux. »
Grand public pour la SaintéLyon hivernale et « core-trailers » pour des courses estivales alpines développe Maxime Piednoir : « L’ASICS AravisTrail, l’ASICS Pierra Menta, la Montée du Nid d’Aigle à Saint-Gervais. On voit dans les noms qu’on retrouve des stations de montagne et des lieux clés. Ces partenariats vont permettre de toucher une autre audience, très affinitaire avec le trail, qui pratique depuis longtemps, qui va chercher de l’authenticité dans les courses. »