Face à l’explosion de la pratique en France, SPK lance padelpack, une verticale dédiée aux équipements. Objectif : éduquer les joueurs et structurer un marché en pleine accélération. Explications avec Germain Butrot, cofondateur du groupe.
Les terrains sortent de terre à vitesse grand V. Les créneaux se remplissent en quelques heures. Les marques multiplient les activations. Le padel n’est plus une simple tendance : c’est un marché en structuration.
Avec plus d’un million de pratiquants occasionnels et 130 000 licenciés à la Fédération française de tennis (FFT), la discipline a changé d’échelle. C’est dans ce contexte que SPK, groupe média et agence 100% sport, lance padelpack, une nouvelle verticale dédiée aux équipements.
« Ça fait deux ou trois ans qu’on était dans la réflexion autour d’un média padel, voire sports de raquettes au sens large. Mais on a vraiment accéléré courant 2025 », explique Germain Butrot, cofondateur de SPK. Le déclic ? « Quand tu vois les dispositifs d’activation en France ou à l’étranger. Ce n’est plus seulement un sport de pratiquants, c’est devenu un sport médiatique avec de l’activation marketing. »

Un marché parfait pour l’expertise produit
Pour SPK, spécialiste des médias « produit-first » (footpack, runpack, basketpack, velopack), le signal était clair : le padel cochait toutes les cases. Pourquoi le padel plutôt que le tennis ou un média global « raquettes » ?
« Le padel coche toutes les cases sur lesquelles on aime être : une vraie innovation produit, une dynamique forte et un aspect communautaire très marqué », répond Germain Butrot.
Sur le plan business, la fenêtre est idéale. Les équipementiers investissent massivement. Des marques non historiques du padel investissent le terrain. « Quand tu vois On signer Arturo Coello, tu comprends que le marché change de dimension. »
« Automoto, version équipement de sport »
En parallèle, la base de pratiquants explose… sans culture équipement structurée. « Il y a énormément de néophytes. Ils ne comprennent pas les différences entre les raquettes, les formes, les mousses, les chaussures. Il y a un vrai besoin d’éducation. »
padelpack ne sera donc pas un média d’actualité sportive, mais un guide d’accompagnement. « L’objectif n’est pas de dire que c’est la meilleure raquette du monde. L’objectif, c’est d’expliquer pourquoi elle est différente, pour quel type de joueur. » La philosophie reste la même que pour les autres verticales : « On est un peu comme Automoto, mais version équipement de sport. »
Social first et terrain first
Autre nouveauté stratégique : padelpack démarre en version 100% social media. Instagram et TikTok d’abord, le site arrivera en septembre. « C’est volontaire. Pour la première fois, on lance la communauté avant la plateforme. »
Le média s’appuiera sur un collectif d’une dizaine d’incarnants – joueurs du top 100 France et testeurs amateurs – aux côtés d’un content creator dédié, Jules Maucourt. L’idée : multiplier les points de vue et ancrer la parole dans la pratique réelle.
Cette logique s’est matérialisée dès le lancement avec une soirée tests au complexe La Pala à Angers, en partenariat avec Babolat.
« On a invité des pratiquants lambda à tester différentes raquettes et chaussures. On s’est rendu compte qu’avec un peu d’explication, la perception du produit changeait complètement. »
Pour SPK, ces activations terrain ne sont pas anecdotiques : elles deviennent une brique stratégique. « On a envie d’être au cœur des communautés, sur les lieux de pratique, avec les marques pour éduquer. »
Au-delà des compétitions FFT ou du Major à Paris, padelpack veut aussi couvrir les événements plus « expérientiels », comme la Betclic Remontada Padel, et même les infrastructures.
« Le terrain est un élément indispensable de la pratique. On va aller tester les lieux, qu’ils soient franchisés ou indépendants. »
Une ambition structurée, pas précipitée
Avec cinq médias désormais actifs, SPK avance sur une ligne claire : consolider avant d’élargir. « L’objectif est d’abord de rester forts sur nos cinq verticales. On sent que la vulgarisation autour des équipements progresse, y compris chez les médias généralistes. À nous d’être encore plus experts. »
Le groupe, qui dispose déjà d’un bureau à Milan, n’exclut pas une extension européenne à terme. footpack est aujourd’hui invité par des marques sur des événements internationaux, preuve d’une reconnaissance au-delà de la France. « On ira là où les gens sont curieux des équipements », conclut Germain Butrot.
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