Interview « Entreprendre dans le sport » : Alex ARNAUD, co-fondateur de la marque Revers Boisé

Alex ARNAUD et Alix BARBE (en vert), les co-fondateurs de Revers Boisé

Lancée par Alex ARNAUD et Alix BARBE, la marque « Revers Boisé » propose une large gamme de vêtements destinée aux passionnés de tennis et padel. 

Après plus d’une année d’existence, Revers Boisé poursuit son développement de manière humble, à l’image de la marque et de son positionnement.

Pour en savoir plus sur ce projet entrepreneurial, nous avons posé quelques questions à Alex ARNAUD, co-fondateur de Revers Boisé.

« On voulait voir si on était capable de travailler en couple »

Sport Buzz Business : Pouvez-vous nous présenter la marque Revers Boisé ? Quelle est son ADN ?

Alex ARNAUD : Revers Boisé est une marque de vêtements inspirée des sports de raquettes. L’idée est de pouvoir s’habiller et mettre en avant notre passion pour les sports de raquettes, tout en étant stylé. Et ça sur le court comme en dehors.

SBB : Qui se cache derrière « Revers Boisé » ? Un mot sur votre parcours ?

AA : Nous sommes deux. Pour ma part j’ai un Master 2 stratégie digitale, Freelance depuis 5 ans, joueur de tennis depuis 20 ans et plus récemment de Padel. Je fais beaucoup de création de contenu visuelle pour des entreprises, des YouTubers. Alix a un Master 2 en Marketing sportif, Freelance depuis 6 ans, accompagne des marques et des entreprises sur leurs problématiques de communication et stratégie social media.

« Si j’ai bien appris un truc avec les cours de business plan, c’est que c’était une perte de temps et un bullshit sensationnel »

 

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SBB : Quel est le point de départ de cette création, le constat, la motivation… ?

AA : Il y a 3 choses. On voulait voir si on était capable de travailler en couple, donc on cherchait un side-project pour tester des choses. En tant que fan de sports de raquettes il n’y a pas de quoi mettre en avant notre passion du côté textile, on ne va pas se balader dans la rue avec un polo en synthétique rose fluo, ni avec un tee-shirt en coton avec écrit « tennis » en énorme sur la poitrine. Enfin, on bosse pour des entreprises et des marques au quotdien, alors on voulait faire la même chose mais pour nous, avec notre propre vision.

SBB : Comment comptez-vous vous démarquer par rapport à la concurrence féroce sur le marché des jeunes marques sport & mode ?

AA : Grâce à notre communication qui est plus orientée vers le côté amateur des sports de raquettes. On veut s’adresser aux fans de ces sports, ceux qui connaissent la compétition le dimanche matin et les convocations à 21h30 en semaine.

SBB : Concernant la conception des produits, comment travaillez-vous sur le design, la fabrication, le sourcing d’une manière générale ?

AA : Toute la partie design, c’est nous qui nous en occupons, je reste graphiste de formation donc c’est mon boulot. Pour la fabrication, on a 2 modes pour le moment, soit passer par une usine qui a déjà des modèles de référence sur lesquels on va travailler le visuel par la suite, soit travailler directement avec styliste et modélistes pour créer nos propres vêtements. Pour ça, beaucoup de bouche à oreille. Quand on travaille dans une autre langue avec une usine à l’étranger, ça peut être vraiment compliqué par moments, mais la réception des premiers prototypes efface généralement très vite tous les problèmes rencontrés précédemment.

SBB : Combien de références produits proposez-vous aujourd’hui aux passionnés de tennis et de padel ?

AA : Une vingtaine je dirais, et ça augmente gentiment !

SBB : Sur votre site, on peut lire « marque de vêtements inspirée des sports de raquettes ». Après le tennis et le padel, une collection bientôt autour du pickleball donc (rires) ?

AA : Absolument pas, parce que je déteste ce sport, je n’ai jamais essayé donc il faudra pour me faire une idée réelle, mais je n’adhère pas du tout au concept, je n’aime pas regarder et je trouve que c’est une version moins drôle du mini-tennis auquel on jouait avec des raquettes pour pitchous et des balles rouges avant les entrainements. Mon petit plaisir reste de voir des gens qui savent jouer au tennis aller défier les « pros » qui au bout de 2h de jeu ne tiennent plus la balle.

SBB : Quels sont vos réseaux de distribution aujourd’hui ?

AA : Vous pouvez nous retrouver sur notre site reversboise.fr, dans des boutiques spécialisées tennis & Padel un peu partout en France et même en Suisse, dans des concepts stores… On fait également pas mal de popup stores, des stands sur des tournois…

« Ça reste un projet à côté de notre activité principale et qui prend de plus en plus de place »

SBB : Quel chiffre d’affaires avez-vous réalisé en 2022 et quel CA prévoyez-vous d’ici 3-5 ans ?

AA : 20 000€ si je ne dis pas de bêtises ? Aucun prévisionnel, si j’ai bien appris un truc avec les cours de business plan, c’est que c’était une perte de temps et un bullshit sensationnel pour se faire mousser pendant un oral ou devant d’autres potentiels partenaires. Donc dans 3 à 5 ans, j’espère que Revers Boisé sera suffisamment solide pour avoir quelques personnes pour le faire tourner !

SBB : Comment avez-vous débuté d’un point de vue financier ?

AA : On a regardé notre budget pour faire un tour de monde, et à la place on a décidé de faire des tee-shirts et de les vendre. Plus sérieusement on a pris de l’argent de côté que l’on avait.

SBB : Combien de personnes travaillent aujourd’hui pour Revers Boisé ? 

AA : Alix et moi. De mon côté je gère la création visuelle des vêtements et les shootings photos de la marque. Alix gère absolument tout, de la production, à la gestion des évènements et des fournisseurs jusqu’à la communication sur les réseaux.

SBB : Quelle stratégie de communication mettez-vous en place pour développer la notoriété de Revers Boisé ?

AA : On est très réseaux sociaux, donc on bosse fort ce côté là même si évidemment on bosse plus pour nos clients que pour notre propre projet et on a plein d’idées depuis des mois que l’on a pas le temps de mettre en place. Il y a une chaîne YouTube, des collaborations avec clubs/entraineurs, on fait des formats courts pour mettre en avant les produits…

SBB : Etes-vous à la recherche de fonds, de partenaires, de futurs collaborateurs ?

AA : On est ouverts à toutes les discussions, que ce soit des partenaires au niveau de la confection, ou des potentiels collaborateurs qui pourraient aider le projet à franchir un cap. Mais si vous êtes calés en production de produits techniques, appelez-moi très vite !

SBB : Quels sont vos principales difficultés rencontrées pour le moment dans ce projet entrepreneurial ?

AA : Le manque de temps à investir dans le projet. Ça reste un projet à côté de notre activité principale et qui prend de plus en plus de place mais qui n’est pas notre projet principal. La crise des matières premières qui nous met un taquet tous les 2/3 mois au niveau financier… Essayer de s’implanter dans un marché où il y a des marques qui ont 100 ans, c’est pas le plus simple, mais c’est marrant !

SBB : Comment utilisez-vous vos expériences passées dans ce projet ?

AA : Toute la communication, les designs des produits, les shootings photos, le site internet… sont faits par nos soins, on a pas appris ça sur le tas, c’est ce qu’on faisait déjà au quotidien. On avait donc déjà une très bonne base pour le lancement.

SBB : Un mot également sur cette création « en couple ». Quels sont les avantages et les inconvénients à date ?

AA : Les avantages, on se voit beaucoup donc on a cette chance, et quand ça marche c’est quand même cool d’avoir sa moitié comme associée ! Les inconvénients, le boulot est partout tout le temps, à table, sur le canapé, dans la voiture, il n’y a jamais de coupure donc c’est important de bien communiquer les besoins de chacun pour ne pas se griller le cerveau !

 

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