Edouard Bardon, Directeur Licensing & Retail de Paris 2024, dévoile les ambitions de la vente des produits dérivés

Edouard Bardon, Directeur Licensing & Retail de Paris 2024

 

Ce matin, Edouard Bardon, Directeur Licensing & Retail de Paris 2024, a détaillé le programme de licences lors d’un point presse.

A environ 1 000 jours du début des Jeux Olympiques de Paris 2024, le dossier licensing s’accélère avec le lancement de la boutique en ligne officielle. Un e-shop conçu dans le cadre d’un programme global mené par le Comité International Olympique (CIO) en collaboration avec la société américaine Fanatics spécialisée dans le merchandising sportif. Sur cette nouvelle boutique, vous retrouverez les produits Paris 2024 mais également ceux des JO d’hiver Milano Cortina 2026 et Los Angeles 2028. « Sur la boutique en ligne, on retrouve pour le moment les collections Le Coq Sportif ou encore une collection de produits sous licence conçus par Weplay, en marque blanche Paris 2024. Le t-shirt blanc est pour le moment celui qui se vend le plus, notre best seller. » précise Edouard Bardon.

« Avec le programme des produits sous licences, notre objectif est de proposer un souvenir positif et durable. On garde des souvenirs des Jeux Olympiques, c’est un marqueur fort, c’est une expérience qu’on fait vivre avant, pendant et après les JO. Ce programme de Paris 2024 est historique, jamais il n’y a eu une telle ambition et il sera difficile à reproduire. »

Paris 2024 vise les 2 milliards d’euros en vente de produits dérivés…

Pour la vente des produits dérivés de Paris 2024, la zone de chalandise sera bien évidemment « hors norme » et ne se contentera pas de l’hexagone. « Les JO ont une audience exceptionnelle, c’est un évènement paritaire, on parle de 42 sports avec les Paralympiques. Cette manne représente des personnes intéressées par les JO. Selon un dernier sondage, plus de 60% des français se disent intéressés par les JO de Paris 2024 et 20% ont l’intention d’acheter un produit officiel Paris 2024, soit 10 millions de personnes environ prêtes à dépenser 50 euros, on arrive à 500 millions d’euros de dépenses consommateurs en France. Notre ambition mondiale est de multiplier ce chiffre par quatre, soit 2 milliards d’euros. L’ambition est extrêmement forte, nous aurons beaucoup de spectateurs, 13 millions de billets seront édités, 17 millions de français ont une licence de sport, l’audience des JO et des Paralympiques est de 4 milliards de téléspectateurs dans le monde… Ces chiffres nous permettent d’être ambitieux. »

…et 130 millions de revenus avec les royalties

« Pour un licencié, il n’y a pas de coût standard, on définit la catégorie, on définit le réseau de vente et le licencié nous présente un business plan et planifie un chiffre d’affaires. A partir de là, on demande entre 10 et 15% pour l’utilisation de notre marque. Nous espérons ainsi environ 130 millions de revenus avec les royalties, soit environ 5% du prix de vente final d’un article dans un point de vente » ajoute Edouard Bardon.

« Ce sont des revenus nécessaires pour le financement des Jeux Olympiques comme la billetterie, le sponsoring… A travers le programme de licensing Paris 2024, nous souhaitons créer des opportunités au bénéfice du plus grand nombre. L’idée est de pouvoir donner du sens à ce programme avec nos engagements comme le respect de l’environnement, le respect des conditions de travail… Nous nous sommes engagés à avoir des JO neutres en carbone. On accompagnera les licenciés dans l’éco-conception des produits quand c’est possible et on privilégiera la proximité de fabrication. L’ambition est de pouvoir réindustrialiser certaines productions.  » 

« A travers le programme de licensing Paris 2024, nous souhaitons créer des opportunités au bénéfice du plus grand nombre. »

T-shirt JO Paris 2024 (19€)

« On pensait avoir 60 licenciés mais on pourrait monter ce chiffre à 80 »

« Paris 2024 veut s’appuyer sur une dream team de licenciés qui auront pour objectifs de révéler les savoir-faire. On veut embarquer avec nous le maximum d’acteurs de la licence, de la petite entreprise à la grande, on donne la chance aux acteurs, français si possible. On pensait avoir 60 licenciés mais on pourrait monter ce chiffre à 80 » explique le Directeur Licensing & Retail de Paris 2024. Pour le moment, Le Coq Sportif, Decathlon, Monnaie de Paris ou encore WePlay ont présenté des produits sous licence. Les marques Nemo et Artertre vont proposer quant à eux des produits souvenirs. Même si Decathlon est partenaire Officiel de Paris 2024, « des enseignes comme Go sport ou encore intersport pourront vendre des produits sous licence Paris 2024. Le projet de NFT et de cartes de collection numérique serait un programme mondial avec le CIO, comme l’est celui mené avec Barbie et les jeux vidéo ».

Paris 2024 à la recherche de son produit dérivé « iconique »

« Notre ambition est d’avoir 10 000 références de produits sur l’ensemble des catégories, on va retrouver des chaussures, sous-vêtements, bagagerie, chaussettes, produits de la maison, jeux, jouets, décoration, jeux vidéo, papeterie, outdoor, pièces, pins, timbres, peluches… La mascotte est un produit fort. Tokyo 2020 a vendu plus de 2 millions de peluches, ce sera notre ambition. Rio 2016 en a écoulé un peu moins d’un million. Il n’y a pas à date de limite dans le développement des catégories de produits, l’objectif est de trouver le produit qui donnera du sens et de trouver notre produit iconique. Les JO de Rio 2016 ont réussi avec les tongs brésiliennes, un produit écoulé à plus de 2 millions de pièces. Lors des JO d’hiver de Vancouver 1988, les moufles se sont illustrées… Il faut trouver notre produit iconique, avoir un produit fort et que ce produit prenne une importance particulière… Nous comptons sur nos futurs licenciés ». Quel sera le produit star « Paris 2024 » selon vous ?

La mascotte de Paris 2024, une valeur sûre

« On ne sait pas encore qui produira les peluches de la mascotte. On travaille sur le design, la création… la mascotte est notre propriété. Elle sera révélée en septembre 2022 et sera en vente dès octobre-novembre. La mascotte peut représenter 20% du programme de licensing ! Toutes les peluches ne seront pas produites en France mais certaines le seront, il faudra trouver un équilibre. »

Des produits dérivés Paris 2024 partout pour tous

« L’ambition est d’être présents dans tous les réseaux de distribution. Notre volonté est que chaque français puisse trouver des produits Paris 2024 à côté de chez lui. Nous visons 30 000 points de vente en France, de la grande distribution aux commerces de proximité. Nous souhaitons être dans le quotidien des français, on peut imaginer des fèves dans les galettes en boulangerie, nous avons été chez les buralistes avec les tickets à gratter FDJ… Nous allons également proposer des boutiques officielles Paris 2024. Nous aurons une centaine de points de vente sur les sites des compétitions et une trentaine dans des lieux comme des centres commerciaux, gares, aéroports, zones touristiques,… »

« La Maison Drago va faire les pin’s Paris 2024, ce sera un des programmes les plus emblématiques des JO et attendus par les athlètes et les supporters. D’autres acteurs vont nous rejoindre comme Julbo, Vuarnet. » ajoute Edouard Bardon.« Nous allons mettre en avant nos différentes marques. Il y a l’emblème de Paris 2024 évidemment, ce sera l’essentiel. On aura également des déclinaisons, les produits mascotte, les pictogrammes des disciplines sportives, le relai de la flamme,… Paris 2024 est également le relai du programme des équipes de France et et de la marque supporter « allez les bleus ». 30 millions de français se déclarent supporters des équipes de France. »

« La Maison Drago va faire les pin’s Paris 2024, ce sera un des programmes les plus emblématiques des JO »

Focus sur la collection des Pin’s des JO de Paris 2024

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