Venum : « Avec l’UFC, c’est plus de 400 millions de personnes touchées à travers le monde sur une année »

Franck Dupuis, fondateur de Venum

Ce week-end, Ciryl Gane va disputer « l’un des plus grands combats de l’histoire du sport français ».

Face à Jon Jones, le combattant surnommé « Bon Gamin » tentera de devenir le premier français champion du monde de l’UFC.

Organisé à Las Vegas, cet évènement sera une nouvelle fois l’occasion pour la marque française Venum, partenaire de l’UFC et de Gane, de briller et de s’exposer aux yeux de millions téléspectateurs.

A quelques heures de l’UFC 285 nous avons posé quelques questions à Franck Dupuis, fondateur de Venum.

« L’UFC est une machine de communication phénoménale qui emporte tout sur son passage »

Sport Buzz Business : Comment le MMA s’est doucement installé dans le paysage sportif et médiatique français ? Etes-vous surpris ?

Franck Dupuis : C’était inévitable. La France a toujours regorgé de talents dans les différentes disciplines sportives, que ce soit les sports collectifs ou individuels. Qui plus est, l’UFC est une machine de communication phénoménale qui emporte tout sur son passage, il ne manquait à la France qu’un fer de lance pour voir cette discipline prendre de l’ampleur. C’est chose faite avec un Ciryl Gane.

SBB : Quels sont les acteurs principaux de ce secteur ?

FD : A l’échelle nationale il y a différentes structures sportives, la plus grosse étant le MMA Factory de Fernand Lopez et Benjamin Serfati. Les athlètes, Ciryl comme mentionné précédemment mais de nombreux autres, Benoît St Denis, Nassourdine Imavov, Salahdine Parnasse et bien d’autres. Des médias, RMC Sport en tête (diffuseur de l’UFC en France) ou encore La Sueur, un média purement combat… et beaucoup d’autres plus ou moins gros. Des organisations sportives nationales telles que ARES, qui rayonnent à travers l’Europe.

Quant à nous, nous sommes évidemment un incontournable, en tant que leader mondial sur les sports de combat. Notre histoire a démarré avec le MMA il y a plus de 15 ans et elle continuera de s’écrire au fil du développement de la discipline.

« La part des ventes direct-to-consumer est aujourd’hui de 35% »

SBB : Quel est le principal canal de vente de Venum aujourd’hui ? 

FD : Venum est aujourd’hui distribué par les plus gros distributeurs sports, tel que Décathlon ou Intersport, mais aussi Walmart ou Dick’s sporting goods aux US et d’autres distributeurs grande échelle en Asie. Nous sommes aussi présents dans toutes les boutiques spécialisées. Nous avons aussi nos canaux propres en ligne qui prennent une proportion toujours plus importante parce que la marque est de plus en plus recherchée au-delà des équipements que nous proposons. Nous sommes devenus une vraie marque de sport a part entière et sommes utilisés au-delà des sports de combat. Pour une approche chiffrée, la part des ventes direct-to-consumer est aujourd’hui de 35%.

SBB : Quel est l’impact du premier UFC français organisé en 2022 pour votre marque ?

FD : Énorme. Cet événement et notre travail depuis quelques temps ont permis de passer un cap à l’échelle nationale, de devenir une vraie marque de sport et lifestyle aux yeux des consommateurs.

« Avec l’UFC, c’est plus de 400 millions de personnes touchées à travers le monde sur une année »

SBB : Quels bénéfices tirez-vous de votre partenariat avec l’UFC ? Avez-vous des chiffres par exemple sur la valorisation média apportée grâce à la visibilité sur les équipements ?

FD : Les bénéfices que nous en tirons sont ceux que vous remarquez, une exposition globale massive et répétée. En termes de portée, c’est plus de 400 millions de personnes touchées à travers le monde sur une année.

SBB : Un mot sur Cyril Gane, athlète Team Venum et égérie de la marque

FD : Comme son surnom l’indique, Bon Gamin. Il est vraiment à l’image de ce que le grand public voit, quelqu’un de spontané, naturel et très respectueux.

SBB : Que représente le marché du MMA en France et à travers le monde ?

FD : Difficile de répondre, dans la mesure où c’est un marché jeune, très peu d’études sérieuses circulent. En revanche, ce qui est clair c’est que c’est un marché en fort développement. En termes de droits TV, ou événementiel, c’est un marché qui commence à prendre de l’importance dans l’écosystème sportif.

SBB : Quel avenir, en France, pour ce sport, ses athlètes, son écosystème ?

FD : A l’instar du karaté dans les années 80/90, où du Muay-thaï dans les années 2000, le MMA est aujourd’hui le sport de combat en vogue chez les jeunes. En revanche jamais aucune autre discipline n’a su rassembler le public aussi massivement. C’est à la fois un show et une discipline martiale ultra spectaculaire. Cela augure d’un avenir sportif et économique très florissant.

SBB : Comment la marque française Venum est-elle parvenue à s’imposer à l’international ?

FD : Nous avons développé très tôt un réseau de distribution international en travaillant avec tous les acteurs spécialisés. En parallèle nous avons développé des partenariats dans les pays qui comptent (États-Unis, Thaïlande, Chine…), avec les plus grandes organisations et enfin nous avons su implanter nos unités de production là où le savoir-faire est le meilleur. Un travail acharné et une dose de réussite ont fait le reste…

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